Les gares

Les gares

Cette carte de la Belle Époque reflète bien l’importance de l’activité ferroviaire d’avant-guerre. De part et d’autre, deux cloches signalaient le mouvement des trains entrant en gare. A noter, à droite, les « cabinets ». Au centre, bien séparés des autres cheminots, posent le chef de gare, ses enfants et les cadres. En ordre dispersé, les ouvriers.

L’implantation de deux gares à Montbazin prouve l’importance de la situation géographique du village : les voies commerciales est-ouest qui longent la Méditerranée, très tôt utilisées par les envahisseurs (voie Héracléenne, voie Domitienne) sont complémentaires des voies pénétrantes nord-sud essentielles à notre activité commerciale (sel, transhumance, ouverture vers le centre du pays).

1864 : Achat du terrain pour la construction de la gare d’intérêt local. Vente des garrigues communales pour le financement par la commune de l’emprise de la voie ferrée.
1866 : Construction de la partie de la ligne d’intérêt local Agde-Montbazin.
1869 : Construction de la gare Montbazin-Gigean, appelée gare du Midi.
1870 : Les employés attachés aux chemins de fer sont exemptés de service militaire.
1891 :
Construction de la gare d’intérêt local. Antonin Bayelle gère la bibliothèque établie dans la gare Montbazin-Gigean.
1902 : Montpellier et Montbazin sont enfin reliés directement. La ligne d’intérêt local est réalisée sur 202 km.
1935 : Fermeture de la ligne d’intérêt local pour les marchandises, 30 ans seulement après avoir été terminée. Le transport des voyageurs avait cessé depuis 1933.
1968 : Arrêt de la ligne Toulouse via Castres. Fermeture de la gare Montbazin-Gigean.

La gare du midi

Cette vue, antérieure à 1916, est prise du côté Gigean. À l’arrière-plan, on remarque la charrette chargée de balles de fourrage. Le fumier de Marseille arrivait par trains complets pour être répandu dans le vignoble héraultais.

Hotel et café de la gare

Café de la gare en 1909. Cet hôtel-bar-restaurant était tenu par la famille Pomarède.

Souvenir de la mobilisation pour la première guerre mondiale par les employés de la gare de Montbazin. Les employés de la compagnie avaient le privilège d’être dispensés du service armé.

Jean Castel, chef de la gare du Midi

Vue aérienne de la gare de Montbazin-Gigean, réalisée en 1944 par l’armée américaine dans la perspective d’un débarquement en Méditerranée. La gare est au centre de l’image, Montbazin à gauche, Gigean à droite. On distingue aussi le moulin de Juffet, au sud de la gare, et le lit de la Vène.

La gare d’intérêt local

La gare d’intérêt local, route de Villeveyrac, en 1942.

Rose Castel, chef de la gare d’intérêt local, en 1950
la gare d’intérêt local aujourd’hui

Le pont métallique qui permettait à la voie de l’Hérault Montpellier – Béziers d’enjamber la voie du Midi Paulhan – Montpellier, de la ligne Montauban – Montpellier, ci-dessous.

Le voyage à Monaco

Le 9 juin 1985 la MJC, à l’initiative de Jean-Marie Appenzeller, organise un voyage en TGV sur le « rocher » à Monaco. 900 Montbazinois sur 1380 habitants seront du voyage, bénis comme il se doit par Dejean, prêtre du village. Réouverture exceptionnelle de la gare : le village se rend à Monaco. Les 900 voyageurs attendent le départ sur le quai dans une grande excitation. Les bas-côtés ne sont plus entretenus. Ce voyage fut effectué le jour de la finale de la coupe de France remportée 1 à 0 par l’A.S Monaco contre le P.S.G.

le programme de la journée « Monégasque »

Le train est en gare, les passagers s’installent. Le camion de la mairie livre les bagages et alimente la cantine et le bar. Les derniers retardataires cherchent leurs places.

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Autres éléments du patrimoine bâti et naturel du village de Montbazin